Plaidoyer pour la Création d'un Réseau d'Inter connexion pour le Développement de l'Economie Numérique en RDC

Publié le par Congo Internet Consortium

Dans la lignée de la Journée mondiale de la sécurité informatique tenue le 30 novembre 2007 à Kinshasa; les participants à ces assises avaient émis le souhait de réfléchir sur la mise en place d'un réseau d'inter connexion, en alternative au projet Backbone RDC de la DMTIC; qui soit moins couteuse, et plus fiable.

l'étude préliminaire de ce Réseau vient d'être publié par le Congo Internet Consortium en partenariat avec l'université Catholique du CEPROMAD.

Cette étude propose des alternatives à la mise en place d'un réseau similaire au Backbone, dont les couts d'investissements sont raisonnable. l'étude chiffre l'installation de ce nouveau réseau à 35 millions de $

Elle met en accent sur la nécessité de développer des applications d'e-commerce, et les possibilités d'extension d'Internet en RD Congo pour stimuler  la croissance économique et réduire la fracture numérique.

Le rapport insiste également sur le rôle moteur que devront jouer les entreprises notamment la Fédération des Entreprises du Congo et d'autres structures tel que les Banques.
elle englobe entre autre des possibilités pour l'organisation future des élections grâce à ce réseau.

Ci dessous; voici le contenu du Rapport



PLAIDOYER POUR LA CREATION D'UN RESEAU  D'INTERCNNEXION POUR LE DEVELOPPEMENT DE L'ECONOMIE NUMERIQUE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO




Préambule

 

L’Economie numérique en Afrique est encore dépeinte par plusieurs analystes économiques comme une impasse. Le concept numérique étant associée à cette nouvelle forme de marché ; laisse entrevoir dans la conscience collective, l’idée d’un marché où les échanges et les interventions entre les différents opérateurs , sont étroitement liées à l’utilisation de moyens technologiques avancées.

 

De ce point de vue, il se dégagerait que seul des pays nantis en technologies, sont à même de profiter pleinement des retombées que procure cette nouvelle économie, à l’ère de la globalisation, en terme de mouvements de capitaux et d’échanges.

 

 Sur le plan continental ; des pays comme l’Afrique du Sud, ainsi que le Magrebh, possèdent des infrastructures économiques, et un niveau de maturité sur le plan technologique, proche de ceux de plusieurs pays de l’Union européenne dont la France, le Portugal ou l’Espagne.

 

Ces atouts permettent à ces parties du continent africain de dynamiser leur économies ; en les intégrant dans cette nouvelle « donne » de la globalisation.

 

Le reste des autres pays de l’Afrique subsaharienne, tentent chacun à leur façon, d’élaborer des mécanismes pour entrer dans cette dynamique.

Presque tout les pays d’Afrique subsaharienne, ont introduit la monétique dans leurs systèmes bancaires. En RD Congo, le transfert électronique de fonds par téléphone portable expérimenté par la Celpay a porté ses fruits.

 

Malgré cela, le commerce électronique ; pilier de cette « nouvelle économie », se heurte :

-         à la faible proportion de portails web dédiés

-         l’inadéquation des fournisseurs d’accès

-         aux clivages culturels

 

La réflexion en la matière n’étant pas unifiée ; les interprétations des acteurs locaux sur le rôle du commerce électronique dans le développement économie, rejoignent une logique classique ; qui place le commerce électronique comme une nécessité ; l’une des exigences vers le progrès que se doivent d’atteindre les pays du tiers-monde pour accéder au développement.

 

Les quelques projets d’envergures nationales sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication en RD Congo par exemple, ne semblent y faire allusion que par simple formalisme.

Le commerce électronique serait donc un moyen accessoire ; une voie secondaire, inclus dans l’amalgame confus des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

 

Dans cette étude, nous allons démontrer tout d’abord que le commerce électronique est une source de richesse, mais également étayer un schéma précis sur  son accessibilité et son développement en République Démocratique du Congo.

 

 
l’e-commerce au service du développement

 

 Parmi les facteurs de croissance, nous pouvons citer non seulement la terre, la main d’œuvre (le travail), et le capital physique, mais aussi l’échelle d’action économique, le progrès technologique, l’entreprenariat, et les institutions.1

 

En nous inspirant de cette affirmation, il nous apparaît clairement que le progrès technologique décrit ci haut,  sous entend, un ensemble de procédés industriels ou techniques, susceptible de stimuler la production des biens et services dans un Etat.

 
Un économiste n’ayant aucune compréhension de l’innovation technologique, circonscrirait cette pensée dans le développement de « l’Industrie », comme moteur de la croissance.

Loin de vouloir enter dans un débat de fond à ce sujet, je dirai que la réflexion économique du développement ne se limite pas seulement au concept de l’industrialisation.

 
L’industrialisation nécessite une dotation de facteurs de production pour aboutir à ses fins. Pourtant aujourd’hui ; grâce à Internet , l’entreprenariat couplée soit au capital ou sans cette dernière génèrent des revenus qui accroissent le capital, et développent de nouveaux type de relation entre producteur et consommateur ; basée sur un support immatériel (le Cyber espace)

La rentabilité des sites marchands tenu par des particuliers, ne disposent pas souvent d’un capital important, avec lequel il n’aurait du reste jamais pu se lancer dans une activité commerciale classique ; et qui aujourd’hui ont cumulé des sommes considérables suite à leurs activités, prouve qu’avec Internet, il est possible de créer la richesse.

 
Cependant, si cette théorie se vérifie mieux dans les pays technologiquement avancés, il n’en est pas le cas pour notre pays, où plusieurs facteurs endogènes obstruent cette dynamique.

 

 

  • La faible proportion des portails web

 

Le web constitue le cœur de l’e-commerce. Il est le principal pilier par lequel il se développe. Néanmoins, les statistiques montent que les sites africains ne représentent que près de 2% des contenus sur le web.

 

  • L’inadéquation des Fournisseurs d’accès

 
Les fournisseurs d’accès eux même, n’offrent pas une qualité de service susceptible de garantir la pérennité et la stabilité d’un portail de e-commerce.

Le manque d’investissements dans le renforcement des mécanismes d’authentification, de sécurité, l’instabilité des connexions, la sur taxation des frais lié aux débits ; sont autant de griefs à épingler.

 

  • Aux clivages culturels

 

Un certain nombre des préjugés et de stéréotypes dont les origines remontent à l’époque précolonial où, coupé de tout contact avec les grandes civilisations, les sociétés africaines eurent à évoluer en vase clos, et au cours de la période coloniale, où l’industrialisation était perçue malgré les changements qu’elle avait suscité, comme une domination culturelle de la civilisation européenne.

 

Certaines associations oeuvrant dans les Technologies de l’Information et de la Communication, ont proposé » des solutions visant à désenclaver la RD Congo, par l’implantation d’un réseau de fibre optique à travers la république. Cette étude menée par la Dynamique multi sectorielle des Technologies de l’Information et de la Communication (DMTIC), chiffre les frais d’exécution de ce projet dénommée « Backbone RDC » à près de 300 millions de $

 

L’approche par laquelle, nous entrevoyons cette initiative est cependant totalement différente. Elle s’articule en quatre points : le Point de vue Technique, structurel, socioculturel et utilitaire.

 

 

      Du Point de vue Technique

 

 

Le recours à la fibre optique est une entreprise onéreuse, en terme de coût et d’entretien. L’utilisation des ondes radios est l’alternative la moins coûteuse et la plus efficace.

 

En effet, notre vision repose sur un réseau d’antennes et de paraboles reliés entre elles et formant un vaste réseau étendu (WAN), sur une superficie de 1.600 000 Km2, excluant les zones inaccessibles tels que les forets, aires protégés, marécages ; et zones fortement militarisées.

 

Cette superficie sera couverte par 700 antennes d’une hauteur de 10 à 15 mètres, séparé à des distances d’au moins 15 Km les unes des autres.

Chacune de ces antennes est dotée de quatre émetteurs/récepteurs WIMAX unidirectionnels ; décrivant chacun un angle de couverture de 90° ; formant ainsi toute les quatre, 360°.

 

Chacun de ces émetteurs a une portée de 20 Km. Ils sont surmontés d’un répéteur de signal ; et d’un Access Point/Routeur ; gérant les droits d’accès utilisateurs (authentification).

 

Ces données sont reliées à un ordinateur, le tout fonctionnant sur énergie solaire.

En plus, un Firewall physique et logiciel, gère la sécurité et contrôle l’accès des utilisateurs autorisés à l’Access Point ; voie d’entrée vers le réseau.

 

Cette architecture s’apparente donc à celle d’un  vaste réseau d’entreprise, dans le quel chaque utilisateur s’y connecte en remote (à distance), afin d’accéder à une gamme de services et de tâches variées, (transfert de données, consultation d’annuaires, etc.)

Une telle configuration revêt un triple avantage :

 

-         Elle permet la connexion et l’accès au réseau à des postes nomades.

-         L’administration du Réseau est plus aisé (automatisation de l’authentification et de la sécurité)

-         La zone de couverture s’étend dans un rayon de 20 Km, et permet l’accès à tout poste fixe muni d’une antenne.

 

 

v     l’Accès des postes nomades

 

Des individus effectuant des activités qui requièrent une mobilité permanente ; pourront continuer à avoir accès au réseau, tant qu’ils se trouveront dans la zone de couverture desservie par l’antenne relais ; soit 20 Km.

 

 

v     l’Administration du réseau est plus aisée

 

L’administration et la sécurité du réseau sont en grande partie automatisée. Les antennes relais repartes dans une province sont toutes reliées à quatre serveurs distincts : serveur d’application, serveur de base de données, serveur de Back Up (pour la compression et l’archivage), et un serveur miroir.

Ces différents serveurs sont connectés à une parabole V-Sat qui les relient à d’autres serveurs provinciaux par liaison satellites.

 

 

v     Couverture de la Zone

 

Contrairement à un réseau de fibre optique qui nécessiterait une concentration géographique de tout les usagers du réseau sur la zone du tracé du Câble ; les dispositions des quatre antennes unidirectionnelles sur un mât ; dans un angle de 360°, permet à n’importe quel usager de se connecter n’importe où,  tant qu’il se trouve dans la zone de couverture.

 

 

D’aucun se demanderait si cela n’est pas utopique. Non. Ceci est le fruit de près de deux années de recherche mûries et documentées, qui allient les progrès sans cesse croissant de la technologie sans fil et d’autres procédés alternatifs.

 

Il ne s’agira pas dans ce gigantesque WAN, d’accès à Internet. Du moins,  pas pour le début. Il s’agit plutôt dans un premier temps d’un ensemble de fichiers et de données structurées sous formes d’annuaires, templates (avec option de saisie et d’enregistrement), et de documents HTML.

 

-         d’annuaires, car cette gigantesque base de données servira de miroirs de toutes les entreprises congolaises, productrices et prestataires de services.

-         Des templates ; car elles doivent permettre aux utilisateurs de pouvoir déterminer le choix des services dont ils ont besoin via une interface de saisie, et capable d’enregistrer et de stocker ces choix.

-         De documents HTML ; car elles doivent donner une image soignée dans la présentation graphique des différents produits et services ; laissant ainsi à chaque entreprise la l’attitude du design à appliquer à son portail.

 

Le recours à d’autres protocoles comme le WAP pour les téléphones mobiles doivent également être pris en compte.

 

 

      Du Point de vue structurel

 

Comme le renseigne l’aspect Technique, cette solution s’adresse exclusivement aux entreprises. Pourquoi ?

Car elles sont les seules entités économiques aptes à concourir à la réussite de cette configuration par leur co-participation.

Par la co-participation, nous entendons que les Entreprises soient les propriétaires de ce Réseau. Sa constitution doit être le fruit des cotisations et des investissements directs de Celle-ci.

 

Quel intérêt aurait donc les entreprises à se constituer en actionnaires dans un Réseau où le seul avantage qui  transparaît semble être dans un premier temps, la visibilité de chacune d’entre elles ?

 

Cet avantage se situe dans les droits de redevances des annonces publicitaires, mais aussi sur les dépôts effectués dans cette structure.

Car pour faciliter la circulation des capitaux et l’instantanéité des échanges, dans des endroits où la monétique est encore inexistante ; la structure régulatrice, dont nous proposons la création  se devra de jouer le rôle de Banquier des Entreprises et des consommateurs.

 

Scénario illustratif

 

Un consommateur X verse une somme de 10.000 Francs, dans le compte de la Structure  régulatrice, dans une Banque Commerciale de Kinshasa.

Le Consommateur X se déplace avec un poste nomade dans une province Y, ne disposant pas de moyens de paiements électroniques.

 

Le Consommateur X situé à 15 Km d’une Antenne relais accède à l’Access Point. L’Access Point, combiné aux autres systèmes d’authentification, identifie le consommateur, et lui donne accès à la base de donnée provincial.

Le consommateur accède à un annuaire d’où, il effectue des recherches pour un produit donné.

Le produit trouvé, il active le template de l’Entreprise Fournisseur, où il saisit son identifiant, son, identité,  le code et le montant du  produit qu’il désire. Il enregistre ces informations et les envois au serveur provincial qui les archivent, et les expédient à la structure régulatrice.

 

Cette dernière après vérification de tout les paramètres de sécurité lié à cette commande, grâce à un Call Center permanent 24 Heures sur 24, retire la somme lié à l’achat du produit dans le sous-compte du Consommateur, logé dans celle de la structure, à la Banque Commerciale.

 

Une fois le montant viré à la société ayant fourni le produit ; la structure régulatrice y déduit un pourcentage fixe, ne dépassant pas les 10% de la transaction, à charge de la société bénéficiaire.

 

Une fois le virement confirmé, elle avise la société du Fournisseur de livrer la Marchandise à l’adresse spécifiée par le consommateur dans le template. Puis elle avise le consommateur par SMS de la confirmation du virement.

 

L’ensemble des compensations et autres types de bénéfices à rétrocéder entre cette structure, les Banques avec lesquelles elles seront en relation, ainsi que le mode de rétrocession aux sociétés actionnaires de cette structure, seront définis et étayés dans le rapport final de cette étude.

 

Comme on peut le constater, la mise sur pied d’une structure, capable de gérer ces flux de données et de capitaux s’avèrent nécessaire. Afin de na pas créer un imbroglio dans cette tâche ; il serait préférable que la constitution des sociétés actionnaires, soit laissé aux sociétés privées ; et qu’elles soient orientées à des sociétés bien structurées ( Fédération des Entreprises du Congo, Banques, etc..)

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Publié dans Divers

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